« Sur la route de guérison de notre fils de la schizophrénie » Par Luc De Bry, un de nos membres.

Notre famille vit en Belgique. Nous avons deux filles suivies de deux garçons. En mai 2012, le jour de ses 20 ans, notre premier fils a été diagnostiqué et stigmatisé « schizophrène ». Et pire encore, ne nous laissant aucun espoir, le psychiatre a ajouté :  » (1) c’est incurable, ce qui signifie un handicap à vie; et (2) pour survivre, son utilisation de médicaments psychiatriques, à vie, est nécessaire… « 

Comme les psychiatres partent du principe que la schizophrénie est une maladie génétique, la stigmatisation a touché toute notre famille. Nos enfants ont eu peur de ne pas trouver l’amour de leur vie : « qui prendrait le risque d’avoir un enfant schizophrène ?« . Depuis lors, nous avons rencontré de nombreuses familles traumatisées de la même manière.

Étant chercheur scientifique avec un doctorat en biochimie et en génétique, j’ai appris : « Qui cherche, trouve ! » J’ai donc commencé à faire mes propres recherches, en explorant la littérature psychiatrique. Cela s’est avéré être une expérience plutôt déprimante. Par exemple :

  • Aucun psychiatre-chercheur ne recherche une cure…
  • En raison d’un énorme conflit d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique et d’une science corrompue et mauvaise, la littérature psychiatrique est caractérisée par des « résultats choisis », des « résultats mal interprétés » et des « conclusions non soutenues ».
  • Une transmission génétique de la schizophrénie n’ayant jamais pu être prouvée, la probabilité de souffrir d’une quelconque mutation génétique est inférieure à une sur un million. Mais, au lieu d’être égale à cela, la probabilité de souffrir de schizophrénie est proche de 1% (c’est-à-dire 10.000 fois plus). Par conséquent, une hypothèse génétique est invalide. Il existe d’autres causes que la génétique, notamment les traumatismes cumulatifs.
  • A quelques exceptions près, ne cherchant pas les causes, les psychiatres ne regardent que les symptômes. Ensuite, ils prescrivent des psychotropes pour « stabiliser » les patients. La stabilisation va à l’encontre de la Seconde Loi de la Thermodynamique, qui stipule que « tout évolue vers l’entropie, un plus grand chaos« . Les batailles contre toute maladie sont en effet chaotiques.

Après 12 mois en psychiatrie, avec les fortes doses de 4 psychotropes différents qui lui ont été prescrites, notre fils était tellement « stabilisé » qu’il devait dormir environ 18 heures par jour. À 21 ans, il ne pouvait plus fonctionner correctement, ne pouvait plus pratiquer de sport, ne pouvait plus étudier, ne pouvait plus sortir avec des garçons et des filles, et ne pouvait plus profiter de sa jeunesse et des fièvres du samedi soir. Il avait grossi de 25 kg. Tout le temps assoupi par les psychotropes, il tombait souvent dans les escaliers, risquant de se briser le cou. Sa salive s’écoulait de sa bouche de manière incontrôlée – un effet désagréable de la clozapine. Le matin, son oreiller étant complètement mouillé, il se réveillait baignant dans sa salive. En outre, comme la clozapine met en péril l’immunité, il devait se soumettre à une analyse de sang mensuelle. Il était plus malade à cause des fortes doses et des prises à long terme de psychotropes toxiques prescrits que de la schizophrénie. Le voir si misérable a renforcé ma détermination à trouver une cure.

En mai 2013, après une année de déceptions et suivant les règles de la recherche scientifique, j’ai fait demi-tour : tournant le dos aux professionnels, j’ai commencé à effectuer des recherches en direction des personnes diagnostiquées.




[…]  [Cliquer ici pour le Témoignage complet, tel que traduit en Francais de l’original en Anglais récemment publié dans une revue académique ]


Après un sevrage en toute sécurité, guidé par les pairs, notre fils est libéré des psychodrogues depuis quatre ans. Aucune rechute. Il a perdu ses kilos superflus et a repris le sport. Courageusement, il continue à progresser. Nous sommes fiers de lui.

Nous sommes en train de sensibiliser les gens, d’organiser des formations et de rassembler une masse critique de familles et de professionnels concernés, afin que les gouvernements adoptent des lois pour investir nos impôts dans des thérapies curatives de haute qualité et pour toutes les maladies mentales.

Pour clore notre histoire, nous sommes très reconnaissants aux anciens malades et aux thérapeutes-guérisseurs pour leur enseignement et leur soutien. Nous avons pu en rencontrer beaucoup en personne.

*****

Référence Académique :

De Bry L., De Bry-Meeùs C., and De Bry V. (2021). On the Road to get our Son cured from Schizophrenia. Narrative Inquiry in Bioethics; Vol. 11, No. 2; pages 163-165. (in English)

DOI: 10.1353/nib.2021.0053

****

Pour le PDF de l’original en anglais, cliquer ici