… SUR LES APPROCHES de GUÉRISON de la FOLIE,
des dites MALADIES MENTALES des JEUNES
par Luc De Bry, Ph.D. (07 septembre 2021)
Sommaire :
1. Formes de Folie affectant les Jeunes
La Folie qui affecte les Jeunes se partage selon leurs trois grandes tranches d’âge et s’exprime sous différentes formes. Pour ces formes de Folie, de dites maladies mentales, les pourcentages entre parenthèses sont les probabilités d’en souffrir, selon le DSM-V :
- Nourrissons (0 à 4 ans) et Enfants (4 à 8 ans) : Autisme (0,6%) (essentiellement des garçons) et TDAH (3,55%) ;
- Pubères (8 à 12 ans) et Adolescents (12 à 16 ans) : Troubles du Comportement Alimentaire (TCAs), Anorexie (1,7%), Boulimie (0,8%) et Hyperphagie (2,3%) – (curieusement, 90% des souffrants sont des jeunes-filles et seulement 10% des jeunes-garçons) ;
- Jeunes adultes (16 ans et +) : Psychose sous toutes ses formes, Schizophrénie (0,9%) et Bipolarité (2,1%) – (selon un certain nombre de publications, près de 60% des souffrants seraient des jeunes-hommes, et 40% des jeunes-femmes).
La somme des pourcentages du DSM-V totalise 11,5%. Ce sont donc quelques 1.322.500 personnes de la population totale de 11,5 millions d’habitants en Belgique qui souffrent d’une forme ou l’autre, et de façon plus ou moins aigüe, de Folie. Et en France, ce sont 7.728.000, pour une population totale de 67,2 millions d’habitants.
Comme il n’y a pas de frontière nette entre les différents âges affectés par la Folie et ses formes variées, il arrive à des enfants de souffrir de schizophrénie, et même à des nourrissons de souffrir d’anorexie.
2. Approches de Guérison : 3 Sources avec 6 Constantes
Aucune des Approches de Guérison de la Folie n’est parfaite, inclue la presque parfaite « Open Dialogue Therapy » (80 à 85% de guérisons) qui, comme le dit le Prof. Dr. Jaakko Seikkula lui-même, « « Open Dialogue » n’est pas pour tout le monde » (15 à 20% n’en bénéficient pas vraiment, ce qui indique qu’il doit y avoir autre chose qui les affecte). Mais toutes se complémentent. C’est pourquoi il est important de les apprendre toutes, de les cross-fertiliser, et ainsi d’atteindre la quasi-perfection de 95% de guérisons.
a) Liste non-exhaustive des Approches de Guérison :
- Maison Soteria
- Entente de Voix
- Dialogue Ouvert
- Connection, Autonomisation et Revitalisation Emotionnelles (E-CPR)
- Foyers de Guérison
- Communautés Thérapeutiques
- Langue Secrète des TCAs et autres formes de Folie
- AutismOne
- Guérir TDAH
- Chamanisme
- Anti-psychiatrie
- …
A part le chamanisme, ces thérapies ont été développée entre 1960 et 2020. Il y a trois sources principales d’information sur les Approches de Guérison, et ces Approches ont toutes six constantes.
b) Sources d’information sur les Approches de Guérison de la Folie :
- Les livres de mamans d’enfants et adolescents souffrants, mères qui sont aussi des professionnelles, psychologues, immunologistes, nutritionnistes, etc, ou mariées à un scientifique : elles y décrivent avec précision leurs observations de ce qui fût nécessaire pour guérir leurs enfants. Sur la ligne de front, elles sont les pionnières de la guérison de Folie.
- En deuxième ligne, il y a les livres d’ex-souffrants, diagnostiqués ceci ou cela, et dits incurables, inguérissables. Après leur guérison, beaucoup sont devenus professionnels de la santé, et dans leurs livres, ils et elles y décrivent les obstacles, surtout la psychiatrie existante et ses idées préconçues et anti-guérison, qu’ils et elles ont dû surmonter pour guérir de leur Folie.
- Puis viennent les publications académiques de professionnels, articles et livres. S’inspirant souvent des livres des mamans-professionnelles et des ex-souffrants, les publications académiques les suivent donc, en troisième ligne.
c) Les six constantes de ces Approches de Guérison :
- L’amour inconditionnel : jamais les mamans-professionnelles n’abandonnent, jamais elles ne stigmatisent leurs enfants souffrants, et toujours, étant très à l’écoute de leurs enfants, elles recherchent les causes de leurs souffrances et comment les surmonter. Et à force de persévérance et persistance, de nuits sans sommeil, tôt ou tard, elles trouvent la route de guérison.
- De même, quand quelque chose ne va pas, les Thérapeutes de Guérison font comme les mamans-professionnelles : au contraire de la psychiatrie existante, ils ne stigmatisent pas les souffrants en les accusant, « c’est parce qu’ils sont schizophrènes, anorexiques, autistes ou autres qu’on arrive à rien avec eux ». Les Thérapeutes de Guérison font mieux : ils osent se remettre en question et se demander : « qu’avons-nous fait de travers ?, quelle a été notre erreur ?, qu’avons-nous mal ou pas compris ?, avons-nous été trop peu présents, trop peu à l’écoute ? »
- La guérison s’obtient non pas en environnement clinique, mais en environnement naturel, où appliquer une approche « pro-guérison » va de soi.
- La guérison de Folie commence une fois que la personne souffrante est libre de drogues psychiatriques et autres, et donc quand elle retrouve sa vraie personnalité.
- Chaque Approche de Guérison s’adresse non pas aux symptômes mais aux causes, c’est-à-dire aux traumatismes accumulés depuis la conception, pendant la grossesse, l’enfance et l’adolescence, sachant que les traumatismes ont leurs causes la plupart du temps en environnement naturel et/ou hors de la famille. Ces traumatismes causent ici et là quelques erreurs dans le développement du réseau des connexions dendritiques du cerveau (qui commence semaine # 5 après la conception). Fort heureusement, ces erreurs sont corrigibles, via neuroplasticité, au moyen d’une combinaison de Approches adéquates de Guérison.
- Et enfin, chaque Approche de Guérison est orientée non pas méthode, mais bien « résultat » : ce qui compte en effet, c’est de progresser sur la route de guérison, de la renaissance, et d’arriver au bout. Ne pas arriver à la fin, c’est un peu comme construire une maison sans poser le toit (drôle de méthode) : la construction reste inhabitable, ce qui coûte cher, et le mauvais temps endommage la construction.
3. Nécessité d’un Environnement Naturel pour la Guérison
Rappelons que les résultats obtenus en environnement naturel ont valu à Karl von Frisch, Konrad Lorenz et Nikolaas Tinbergen leur Prix Nobel de Physiologie et Médecine, en 1973. Les psychologues, anthropologues, biologistes, médecins et les para-médicaux ont appelé cette discipline nouvelle « l’éthologie », c’est-à-dire le comportement des animaux, dont font partie les humains.
Aujourd’hui, été 2021, la Fédération Belge des Psychologues, https://fr.bfp-fbp.be, reconnaît quatre environnements/secteurs pour la pratique de la psychologie :
- Travail et Organisations
- Clinique
- Ecoles et Enseignement
- Théorie et Recherche
Comme chacun peut le constater, il manque le 5e secteur, l’environnement naturel. En effet, quand nos enfants ne sont pas au travail, en clinique, à l’école ou en théorie, ils vivent dans leur environnement naturel, en famille, avec leurs amis et avec leur réseau social. Là où nous avons le plus besoin d’eux, les psychologues ne viennent pas (encore). Il faut donc les encourager à adapter leurs règles de déontologie vers cette ouverture nouvelle, et ce besoin nouveau pour elles et eux.
De même, notons aussi que les Foyers de Guérison, les Maisons Soteria et les Communautés Thérapeutiques sont des environnements naturels où guérir de Folie est possible.
4. Bibliographie
La Bibliographie (peu de livres en français) non-exhaustive de livres de mamans-professionnelles et d’ex-souffrants devenus professionnels qui suit, accentue le besoin de travailler en environnement naturel, c’est-à-dire directement là où ça se passe, pour avancer sur la route de guérison de la Folie. Ces livres sont achetables online et sont pour la plupart catalogués par Google-Scholar, ce qui leur confère une valeur académique certaine.
Cette Bibliographie-ci complémente celle qui est disponible et téléchargeable dans l’onglet « Bibliographie » de la barre du menu de notre site web.
a) Autisme et TDAH :
- Gerschlowitz Ilana [2019]. Saving my Sons : A Journey with Autism.
- Giustra-Kozek Jennifer [2014]. Healing without Hurting : Treating ADHD, Apraxia and Autism Spectrum Disorders Naturally and Effectively without harmful medication.
- Handley J.B. et Handley Jamison [2021]. Underestimated : An Autism Miracle (Children’s Health Defense).
- Hinds Marcia [2014]. I know You’re in There : Winning our War against Autism.
- Kaufman Ron K. [2015]. Autism Breakthrough : The Groundbreaking Method that has helped Families all over the World.
- Lynch Barbera Mary [2021]. Turn Autism Around : An Action Guide for Parents of Young Children with early Signs of Autism.
- Millan Ann [2010]. Autism, Believe in the Future : From Infancy to Independence.
- Seroussi Karyn [2000]. Unraveling the Mystery of Autism and pervasive developmental Disorder : A Mother’s Story of Research and Recovery.
- Sharma Melinda [2016]. A Parents’ Guide to the Common Immune System Issues in Autism Spectrum Disorder.
- Internet : AutismOne
b) Anorexie, Boulimie et Hyperphagie :
- Claude-Pierre Peggy [1997]. The Secret Language of Eating Disorders : The Revolutionary new Approach to Understanding and Curing Anorexia and Bulimia. – (Traduit dans 25 langues différentes, dont le français, et diffusé dans plus de 30 pays. – Curieusement, la traduction française, pas la néerlandaise, a été écourtée de 40 pages).
- Hornbacher Marya [1973]. Coming back from an Addiction to Starvation : A Heart-Rending Memoir.
- Plasmeijer Isabelle [2017]. The Wolf in Sheep’s Clothing : The 5 Steps to Beat an Eating Disorder. – Workbook for Family and Friends.
- Valentiny Caroline [2015]. Voyage au Bord du Vide : Récit d’une Renaissance.
c) Psychose, Bipolarité, Schizophrénie :
- Barnes Mary et Berke Joseph [1973]. Mary Barnes, un Voyage à travers la Folie. (original en anglais).
- Blackwell Sean [2011]. Am I Bipolar or Waking Up?
- Coleman Ron [2018]. Recovery : an Alien Concept ?
- Fisher Daniel B. [2017]. Heartbeat of Hope : the Empowerment Way to Recover.
- Grossberg Chaya [2018]. Freedom from psychiatric drugs.
- Grossberg Chaya [2019]. Nutritional Support for psychiatric drug Withdrawal : Learn how to support people seeking to eat well during times of crisis, illness and change.
- Hunter Noel [2018]. Traumas and Madness in Mental Health Services.
- Lauveng Arnhild [2014]. Demain j’étais Folle : un Voyage en Schizophrénie. (Original en norvégien).
- Longden Eleanor [2013] Learning from the Voices in my Head.
- Maddock Mary et Jim [2006]. Soul Survivor : a personal Encounter with psychiatry.
- Internet : Monica Cassani : BeyondMeds, et Laura Delano : Inner Compass Initiative
5. Causes de la Folie et Approches Adéquates de Guérison
D’autisme à schizophrénie, l’on observe souvent que des carences nutritionnelles et/ou des maladies auto-immunitaires, c’est-à-dire des traumatismes internes, contribuent, selon les publications, pour 10 à 20% environ des causes de schizophrénie, et un pourcentage plus grand encore pour les causes d’autisme. De plus, la plupart des drogues psychiatriques augmentent les carences nutritionnelles, ce qui exacerbe encore l’intensité des dépressions et des dites maladies mentales, inclues les pensées suicidaires. Il faut donc compenser ces carences nutritionnelles et maladies auto-immunitaires, et les soigner au moyen de nutrithérapie et immunothérapie.
Comme déjà mentionné ci-dessus, d’autisme à schizophrénie encore, les traumatismes s’accumulant causent ici et là quelques erreurs dans le développement du réseau dendritique du cerveau (qui commence semaine # 5 après la conception). Fort heureusement, ces erreurs sont corrigibles, via neuroplasticité, au moyen d’une combinaison de Approches adéquates de Guérison.
Et de traumatisme en traumatisme, une conséquence sévère et commune à chaque forme de Folie est le développement d’un « esprit négatif confirmé » qui constamment dévalorise la personne, la faisant souffrir énormément et la rendant folle. « Confirmé » indique que l’esprit négatif est fortement ancré dans la personne et que l’en chasser au moyen de thérapies adéquates est très difficile et demande beaucoup de temps.
Chez les anorexiques, cet esprit négatif confirmé est tellement dévalorisant et puissant qu’il leur interdit tout plaisir de la vie, inclus le plaisir de manger, et les pousse vers la mort, puisqu’après tout, ils/elles ne valent rien. Si jamais la personne souffrante s’accorde un petit plaisir, alors cet esprit négatif réagit violement, comme un hurricane dévastateur, et la personne n’ose plus recommencer.
Dévalorisant les psychotiques, cet esprit négatif confirmé en pousse beaucoup vers un suicide. Les autistes aussi souffrent d’un esprit négatif confirmé rendant leur vie très difficile.
Un patient anorexique de Peggy Claude-Pierre, âgé de 3 ans et ne mangeant plus que huit cherrios par jour quand il est arrivé chez elle avec sa maman, l’appelait : « le monstre qui vit sous mes cheveux ». Fort heureusement, ayant appris par expérience la langue secrète de ce monstre, comme bien d’autres souffrants avant et après lui, Peggy a pu l’aider à guérir de sa Folie.
Ce monstre qui rend les souffrants fous est donc une « caractéristique commune » à toutes les formes de Folie.
Devant faire face aux conséquences des traumatismes, comme disent Peggy Claude-Pierre, et les thérapeutes de guérison : « Il n’y a pas de place pour le blâme. Il n’y a pas de place pour les systèmes de punition et de récompense qui renforcent les aspects négatifs chez les personnes en difficulté et qui ne peuvent pas « prendre leurs responsabilités ». »
C’est pourquoi, dialoguer en apprenant la langue secrète de ce monstre est essentiel pour aider les souffrants à se sentir revalorisé et à guérir de Folie.
6. Brève Description de la Route de Guérison, de Renaissance
On peut décrire, voire même modéliser la route de guérison. Depuis la nuit des temps, les Chamanes l’appellent « la Renaissance ». Elle est faite de 5 grandes étapes. La durée de chaque étape, de 6 mois à 2 ou 3 ans, est dépendante de l’intensité des thérapies.
Sans thérapies adéquates, alors, comme en psychiatrie, c’est la stabilisation, la stagnation dans la Folie. Mais avec thérapies adéquates, la sortie de Folie est possible.
Etape # 1 – Souffrances aigües (de 0 à 20%) : la personne souffrante est comme un nourrisson (0 à 4 ans), perdue et totalement dépendante.
Entre ses nécessaires hallucinations, délires et métaphores, elle ne pense plus au besoin d’hygiène et on doit le lui rappeler. La personne souffrante n’est plus en mesure d’assumer des responsabilités d’adulte, par exemple gérer ses finances personnelles. Avec les souffrances extrêmes que lui cause un esprit négatif le dévalorisant sans cesse, c’est l’étape la plus difficile pour le souffrant.
A person who experiences extreme emotional states must be approached in a respectful, hopeful, humanistic, holistic and empowering way that enables him/her to heal back to a full, meaningful and natural life in the community.
Etape # 2 – Emergence (de 20 à 40%) : étapes remplies de peurs, d’anxiétés, d’explosions émotionnelles, d’agressivités et de colères (à gérer). Les colères sont une façon de faire le deuil de tas d’occasions perdues. Un peu comme un enfant (4 à 8 ans), la personne souffrante teste ses limites, mais avec des hormones d’adulte. C’est l’étape la plus difficile pour l’entourage. Mais les thérapeutes de guérison accueillent les colères avec bienveillance et les gèrent.
Les psychiatres ont peur de ces deux premières étapes, peur des hallucinations, délires et colères. De-là, pour « stabiliser » les personnes souffrantes, ils les droguent selon leurs procédures psychiatriques remboursées par l’Etat, avec l’argent de nos impôts, et en font des zombies inoffensifs, ce qui bloque complètement leur accès à la route de guérison.
Etape # 3 – Réalité (de 40 à 60%) : c’est la désorganisation, comme à la puberté (8 à 12 ans), avec des attaques de panique, des sentiments de honte et de culpabilité des traumatismes qui lui sont arrivés, et la personne souffre de solitude, d’isolation, de dépression.
Jusqu’à 50%, l’esprit négatif qui affecte toutes les personnes souffrantes mentalement est très puissant et les rend folles. A partir de 51% de positif contre 49% de négatif, alors cet esprit négatif devient minoritaire et, sur sa route de guérison, de renaissance à la vie, la personne souffrante commence à gagner.
Etape # 4 – Interactivité (de 60 à 80%) : des perspectives nouvelles s’ouvrent, l’espoir fait vivre à nouveau, comme pour les adolescents (12 à 16 ans), l’affirmation de soi se développe, et la personne souffrante commence à penser à aider les autres. C’est une étape qui peut être difficile : les souffrants se croyant invincible, c’est un peu comme leur donner une voiture sans leur apprendre à conduire… Si mal géré, et vu la stigmatisation latente, alors le risque d’un retour en psychiatrie s’exprimera… Donc, même proche du but, ce n’est pas encore gagné. Rester prudent continue de faire partie des impératifs de la route de guérison.
Etape # 5 – Intégration Environnementale (de 80 à 100%) : comme un jeune adulte (de 16 ans à +) s’ouvrant à la vie, la personne souffrant de moins en moins fait face à quelques difficultés de rentrée, et développe des relations et aussi des forces nouvelles.
Vers 87%, l’esprit négatif étant cassé et devenu quasi silencieux, la personne retrouve assez d’énergie pour se motiver et se valoriser elle-même. Et un peu comme les étudiants qui quittent le domicile familial pour entreprendre des études dans une autre ville, la personne qui ne souffre quasi plus peut terminer la route de guérison de façon autonome, s’appuyant sur ses relations sociales nouvelles, et sans plus de thérapeutes pour l’accompagner.
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